"Je suis John Abbey, mais dans le business on m'appelle Johnny Hooks. Je suis entrepreneur général et manager. Il y a deux ans environ j'ai fait mon entrée dans l'industrie de la musique à travers ma nouvelle compagnie, Top Of The World. Bien sûr, je n'avais aucune idée de l'endroit où je mettais les pieds et j'étais complètement perdu. Initialement, j'ai signé un rappeur, Heat. En dépit du fait que nous avons consacré beaucoup de temps et d'argent pour promouvoir sa carrière, nous avons arrêté notre collaboration quand j'ai découvert que nous n'avions pas la même vision des choses. A mon avis, le Hip Hop n'a pas l'attention qu'il mérite dans l'industrie. Mon but ultime était d'unir toutes les races à travers la culture Hip Hop.
Mon associé et moi avons acheté et dirigé un studio d'enregistrement à Atlantic City dans le même coin que Heat et NJD, un producteur, [...]. Mon objectif était de gagner de l'argent grâce au studio et aux ventes d'enregistrement, et de réinvestir une part dans leur quartier. C'était important pour moi que les gens soient les témoins d'un changement et s'impliquent activement dans ce changement. A l'époque, NJD m'a fait connaître le nom du BWS. J'ai été immédiatement intéressé et je me suis chargé de diriger leur site web. Je n'étais pas seulement excité et ému... j'étais très motivé. J'ai vu le potentiel qu'il y avait afin de lutter contre la misère dans les quartiers du centre-ville. [...]. C'est pourquoi il n'y a pas d'argent pour la croissance.
NJD m'a mis en contact avec The Game. J'étais extrêmement impressioné... sa présence est une force dominante qui inspire le respect. Il était très sûr de lui et heureux d'exposer ses points de vue. Pour moi, The Game était la représentation idéale pour notre cause. J'étais convaincu que nous pouvions vraiment avoir un impacte majeur en combinant les efforts de nos compagnies respectives. The Game nous a donné son accord. [...]
Avec l'aide de mon associé, Joseph Stewart aka Joey Shirts, NJD et moi avons développé un plan concernant cinq grandes villes des Etats-Unis. Nous avons commencé par sponsorisé une soirée de bienfaisance pour Thanksgiving, lors de laquelle nous avons donné et délivré personnellement 500 dindes, dans la ville de Pleasantville, NJ. Ensuite, nous avons organisé une fête pour Noël afin d'aider les enfants défavorisés dans le même quartier. Pour cet évènement nous avons acheté des centaines de cadeaux que les enfants ont reçus. A cette soirée il y avait de la nourriture, de la musique et le Père Noël. Durant ces évènements, les gens du voisinage se sont engager à aider les plus démunis. Ils ont donné du temps et de l'énergie pour que ces deux évènements soient un succès et leurs expériences ont été récompensées. [...]. Nous avons aussi acheté une propriété dans le quartier de Pleasantville pour montrer que notre projet était sérieux.
NJD a proposé un concept pour une nouvelle compagnie, LiveliHood Entertainment. Nous avons par conséquent engagé notre premier artiste, un rappeur nommé Riz, et plusieurs producteurs dont Mugsy Brown, J Doe, Golden Child de Surround Sound, The Gold Barz et Speedy. Une artiste R&B, J Malz, a aussi été signé. A l'exception de Gold Barz qui vient du Bronx comme moi, chaque artiste et producteur est du même quartier. A la différence des principales industries, notre compagnie est bénéfique pour les artistes... pas pour le label. Nous nous assurons que nos artistes et nos producteurs gagnent plus d'argent que la norme et retiennent plus de leurs publications. Tout semblait aller dans la bonne direction. Nous avons suivi nos rêves qui sont devenus réalité... [...].
J'ai été arrêté et accusé pour des choses que je n'ai pas faites... à la base j'étais coupable de complicité. Je m'étais installé dans un quartier dont je pensais qu'il n'était pas touché par les gangs et les drogues. [...]. En l'espace de 7 heures la police a réussit à démonter ma vie entière. Ils ont confisqué tout ce qui leur passait sous la main, c'est-à-dire, la propriété, les véhicules et tout l'argent que je possédais. Après ils m'ont gardé en prison pendant six jours. [...]. Mon association avec les membres de ce gang résidait dans le fait qu'on croyait que j'étais leur leader. Ce qui est ironique, c'est que j'étais accusé pour des choses que j'essayais de combattre.
Ce n'est pas inhabituel de poser des étiquettes dans ce business. Tu rentres là-dedans en ayant conscience que tu ne sais jamais à qui tu as affaire. Il ne faut pas se fier aux apparences. Une fois nous avons eu un gars avec le logo BWS tatoué sur le bras, donc il pouvait dire à tout le monde qu'il était signé sur notre label. Il ne l'était pas... et avoir le logo tatoué sur son corps ne confirmait pas qu'il était signé chez nous... mais il était capable de convaincre les gens qu'il l'était.
Fondamentalement, je suis encore pris en otage par notre système judiciaire. Aucun de mes biens ne m'a été retourné et des actions inimaginables ont suivi dès mon arrestation. Ma famille... mes affaires... toutes les choses sur lesquelles j'ai travaillé dur pour réussir ont été compromises par la suite. Cependant, grâce à la personne que je suis vraiment... et grâce à ceux qui m'entourent et me connaissent tel que je suis... je n'ai pas échoué. Le soutien permanent m'a donné le besoin et le désir de vaincre ces obstacles.
Chaque personne que je croisais avait du mal à comprendre pourquoi je m'étais impliqué dans le Hip Hop. J'avais déjà des affaires qui marchaient bien et ils m'ont mis en garde sur le fait que mon association avec cette industrie pouvait compromettre tout ce que j'avais dans ma vie. Ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi je ferais autant de sacrifices pour des gens qui, en apparence, ne semblent pas faire beaucoup d'efforts pour s'en sortir. Malgré ça, j'avançais... j'avais besoin d'avoir un objectif dans la vie et le Hip Hop était un moyen de faire les changements utiles dans ce monde. Je crois que chacun a droit à une chance de pouvoir changer sa vie pour le meilleur... et j'étais dans une position qui me permettait d'ouvrir les portes de ces opportunités pour beaucoup de gens. [...].
Je suis sorti de prison avec un sentiment d'humiliation. Maintenant, je dois faire face aux assauts du fameux "je te l'avais dit". Même s'ils ne le disent pas, ils le pensent. J'étais sur le point d'abandonner mes rêves quand j'ai vu Save The Last Dance 2. Un gars dans le film parlait du Hip Hop, de ses origines et de ce que c'est maintenent. Il disait: "L'important ce n'est pas les voitures et les blings, l'important ce sont ces trois mots...je suis là (i am here)". Ca a été un tournant... ça a réveillé en moi chaque émotion. J'ai décidé de mettre de côté ce qui m'était arrivé et d'avancer. J'ai commencé par appeler des gens à minuit pour parler de mes idées. Ca a pris tout son sens pour moi... pourquoi est-ce socialement acceptable pour chaque style de musique de parler de ses expériences excepté le Hip Hop? Les médias donnent une mauvaise image du Hip Hop. Comment cette évidence a t-elle pu nous échapper? Les rappeurs racontent simplement leurs histoires personnelles. [...]. Le drame se vend. Les gens aiment se faire de l'argent avec le malheur des autres. [...]
Donc mon idée est de mettre I AM HERE à un niveau supérieur. Riz avait déjà créé une chanson, "I am here", qui décrit ce mouvement. Fabrique la musique à partir de tes expériences mais en montrant le côté positif. Peut-être que personne n'adhèrera à ton style mais au moins tu leur prouve avec un choix... ils peuvent soit continuer à laisser la musique perpétuer le négatif où ils peuvent soutenir les musiciens qui glorifient le positif. Il est également important de retourner à tes origines. Au fur et à mesure que ta carrière progresse, n'oublies pas d'où tu viens. Retournes dans ton quartier... soit un bon exemple. Si ton succès est construit à la base sur le partage des tes expériences là-bas, c'est ensuite la seule chose que tu restitues à cette communauté... ils ont droit à ça. Je pense que nous avons tous besoin d'avoir un sentiment de responsabilité et de reconnaissance [...]. Je suis sûr que le virus I AM HERE deviendra contagieux et tout le monde en bénéficiera.
Si celui qui lit ceci peut commencer à faire bouger les chose nous pouvons contrôler le feu entre médias et labels. Si nous éteignons leur flamme et commençons à allumer la notre, ils n'aurons pas d'autres choix que de parler de ce dont nous voulons qu'ils parlent. Nous pouvons avoir le pouvoir... les médias n'ont pas d'ordres à nous donner. Imagine juste toutes les portes que nous pourrions ouvrir aux enfants et aux jeunes d'aujourd'hui. "Si tu y crois, l'Univers ouvrira des portes là où il n'y avait que des murs".
Ecris une histoire qui ne finit jamais. Avec tout mon coeur, Johnny Hooks."
Devil Gfx- The-real-njd.skyblog.com
Si vous la prené mété un lien ver mon blog sa été long a traduire merci ;)